
GR de Pays - Chemin de la Belle étoile
Entre Côte-d'Or et Haute-Marne, le GR de Pays Tour du Parc national de forêts, aussi appelé Le Chemin de la Belle étoile, parcourt dans sa boucle un large territoire, essentiellement forestier où chênes et hêtres centenaires abritent une faune et une flore exceptionnelles. La forêt mystérieuse se révèle lorsque la cime des arbres tutoie le ciel étoilé. Des chemins parcourus le jour, vous contemplerez, la nuit, les sentiers infinis que dessinent les constellations. L'exploration commence...
Les 46 patrimoines à découvrir

Double lavoir de Châtillon-sur-Seine - © Parc National de Forêts
Petit patrimoineDouble lavoir
Situé en bordure de Seine, non loin des sources de la Douix, ce double lavoir est dit "à compluvium" car il comporte une toiture inclicée permettant de collecter les eaux de pluie en direction du bassin. Ce bassin est rectangulaire et les pierres à laver, bien conservées, sont inclinées. Ce lavoir est ainsi très confortable pour l'époque, notamment grâce à ses deux cheminées qui permettaient de se réchauffer et, surtout, de faire bouillir la lessive.
Sous chaque toit se trouvent quatre bancs en solide pierre de taille quiu semblent attendre le promeneur.
Il est aujourd'hui muni d'une grille de protection afin de le protéger de toute intrusion.
Commanderie templière d'Epailly - © Côte d'Or Tourisme
ArchitectureCommanderie templière
Cet imposant témoin des Templiers présente un ensemble homogène de bâtiments datant de l’époque médiévale. La chapelle templière, construite à la fin du XIIème siècle et remarquablement restaurée, en est la principale attraction. On y trouve également deux granges dont l’une est dotée d’une magnifique charpente, d’une salle voûtée, d’une tour de défense, de fossés… Autant de vestiges d’une des plus importantes commanderies de la région, liée à l’histoire de l’Ordre du Temple.
Damier du frêne - © Romaric Leconte
FloreDamier du frêne
Ce papillon tient son nom du motif en damier orange qui orne ses ailes, ainsi que de l’arbre sur laquelle la chenille se nourrit. L’hiver, cette dernière hiverne dans une toile de soie avant de se métamorphoser en papillon au mois de mai. On peut l’observer à partir de cette période sur les fleurs en lisière de forêt et dans les clairières. L’espèce en France est protégée car en danger, notamment à cause de l’utilisation des pesticides et du changement climatique.
Vergers-potagers du château de Montigny - © Château de Montigny Parc, jardin, arboretumLes vergers-potagers du château de Montigny-sur-Aube
Les vergers-potagers bénéficient du label Jardin Remarquable et représentent un clos de 5244 m² entouré d’une enceinte polygonale de 3,60 m de hauteur avec la caractéristique particulière qu'aucun mur n’est exposé au nord. Tous les murs périphériques sont habillés d’arbres en espaliers. Dans cet enclos, neuf jardins ont été créés, chacun d’eux entouré d’une haie de buis taillé. Près des pavillons d’entrée se trouvent les potagers des enfants. Au-delà se trouve le jardin des mellifères avec son rucher. Ensuite le jardin des cordons qui accueille une sélection de pommiers. De l’autre côté de l’allée en berceaux se trouve le jardin des légumes avec son pourrissoir et plus loin, le jardin des cassissiers (spécialité du village de Montigny-sur-Aube). Par-delà le bassin du jardinier, se trouve à gauche, le jardin des fruits rouges et à droite, le jardin des engrais verts. A terme, un belvédère occupera le fond du jardin, dans l’axe des berceaux et une roseraie se lovera dans l’angle des berceaux.
Château de Montigny-sur-Aube - © GIP CN
ArchitectureChâteau de Montigny
Ce château Renaissance a été édifié en 1550 sur une forteresse médiévale dont on voit encore un vestige à l'angle occidental : la tour rouge. Sa façade méridionale donne sur un vaste parc à l'anglaise, comprenant des massifs boisés, une oisellerie et une orangerie. Isolée le long des douves, la chapelle castrale présente une porte très décorée et un bel appareil en bossages à pointe de diamant. Il est possible de faire une visite guidée du château et de son parc et ses jardins.
Château de Montigny-sur-Aube - © Château de Montigny Parc, jardin, arboretumLe parc du château de Montigny-sur-Aube
Entièrement clos de murs, le parc se découpe en deux parties : - la partie avant du parc, entre le château et les douves a été aménagée de façon à mettre en valeur la chapelle Renaissance et la façade Nord du château - Devant la façade méridionale du château s’étend un vaste parc pittoresque de la première partie du XIXe de plusieurs hectares totalement clos de murs : des chemins de promenade sillonnent les massifs boisés offrant des vues variées vers le château. Une oisellerie, installée dans l’ancien chenil poules, paons et divers oiseaux d’ornement. Quant à l’orangerie adossée à la chambre de chaleur, elle est aujourd’hui occupée par une exposition.
GRP de la Belle étoileEtienne-Jean Bouchu, Maître des forges
Etienne-Jean Bouchu, maître de forges et correspondant de l'Académie Royale des Sciences. Il est passionné de sciences naturelles et a écrit l'article "Forge" dans l'Encyclopédie de Diderot. En devenant Maître de forge à Veuxhaulles, il fait de nombreuses expériences sur les minerais de fer. Il aura également la charge des forges de Arc-en-Barrois, Châteauvillain et Dancevoir.

Chlore perfoliée - © P. Gourdain
FloreChlore perfoliée
Cette gentianacée aux fleurs jaunes affectionne les pelouses marneuses du Mont Remin où elle fleurit de mai à septembre. Le sol calcaire de la colline subit une période de sécheresse en été, essentielle au bon développement de la plante. Néanmoins, la présence de marnes dans le sol favorise la rétention de l’eau au moment de l’hiver et permet ainsi à cette fleur annuelle de réaliser son cycle biologique.
Busard cendré - © Antoine Rougeron
FauneBusard cendré
Le busard cendré est le plus petit et le plus gracile des quatre busards européens. Le mâle est d'un gris cendré, tandis que la femelle est de couleur roussâtre. Cet oiseau migrateur chasse à l'affût ou en volant à très basse altitude. A 2 ou 3 mètres de hauteur, il survole les pelouses marneuses de la colline en longues glissades silencieuses pour attraper rongeurs, petits oiseaux et reptiles qui constituent son alimentation.
Orchis pyramidal - © Margaux Lion ; PNFor
FloreOrchidées sauvages
Les orchidées sauvages fleurissent entre avril et juillet dans des prairies semi-sèches. Au printemps et en été, les Orchis portent des grappes compactes, dressées, formées de délicates fleurs pourpres, rouges, roses, jaunes, vertes ou blanches, à éperon court. De nombreuses variétés sont présentes dans les forêts du Parc national. Sur cette petite colline, vous pourrez observer l'orchis pyramidal, l'orchis à deux feuilles ou encore la jolie et surprenante ophrys abeille.
GRP de la Belle étoileBernard de Clairvaux
Bernard de Clairvaux est un Moine bourguignon réformateur de la vie religieuse et Saint Catholique du XIIème siècle. Il fait ses études de Lettre à l'école des chamoines de Saint-Vorles, à Chatillon-sur-Seine avant de rentrer dans la vie religieuse. Il rejoint d'abord Cîteaux, puis fonde Clairvaux.

GRP de la Belle étoileEmilie, technicienne forestière territoriale
Emilie est forestière en forêt de Châtillon. Elle aborde les multiples services rendus par la forêt et sa gestion durable dont elle a la charge. Elle invite à l'observation de son activité en forêt et décrypte les marques de peinture sur les arbres liées au martelage, notamment les triangles bleus qui sont apposés sur les arbres "bio" laissés sur pied afin de préserver les espèces qui en dépendent.

Abbaye de Mormant - © Angélique Roze
ArchitectureMaison-Dieu de Mormant
Située sur la voie romaine menant de Langres à Reims, la Maison-Dieu de Mormant, a été fondée à l’époque de la première Croisade (1095-1099) par Hugues Bardoul II de Broyes-Châteauvillain, seigneur d’Arc-en-Barrois et autres lieux. , avait vocation de maison hospitalière.
C’est à l’origine un hôpital-église de chemin placé sous le contrôle spirituel de l’évêque de Langres, confié à une communauté de chanoines sous la règle de Saint Augustin, afin de « recevoir les pèlerins et secourir les pauvres ».
Mormant passe ensuite entre les mains des Templiers, chargés de protéger les pèlerins le long des routes qui mènent aux lieux saints. Accusés d'hérésie par le roi, ils sont arrêtés puis exécutés. Leur patrimoine est transmis aux Hospitaliers de Saint Jean de Jérusalem, connus plus tard sous le nom de Chevaliers de Malte. Ils ne la quitteront qu’à l’époque de la Révolution.
Passablement défiguré par les péripéties de l’histoire, le site de Mormant avec deux bâtiments d’origine, est aujourd’hui un des sites majeurs de l’histoire des hôpitaux de chemin en France.

GRP de la Belle étoileJuia Potita, Longonne
Juia Potita, Ligonne née au Ier siècle de notre aire, est un personnage imaginaire qui fait le lien avec le Mausolée de Faverolles, monument funéraire qui rappelle le "fier" lien entre les Lingons et le monde Romain en culminait à 25m de haut.

Lac de la Mouche - © Gérard Féron
LacLac de la Mouche
Le lac de Saint-Ciergues est le plus petit des 4 lacs du Pays de Langres. D'une superficie de 97 hectares et d'une longueur de 2,4 kilomètres, c'est le lac le plus encaissé et le plus profond (près de 21 mètres). Réalisé entre 1882 et 1889, il recueille les eaux de la Mouche et du Morgon. La faible emprise des aménagements réalisés en font l'un des lacs les plus "sauvages" du Pays de Langres réservé pour la pratique de la pêche et de la randonnée.
Source de Sénance - © Jean-Francois Feutriez Marais, source, cascade, étangSource de Sénance
La source se situe à l'Est de Courcelles-en-Montagne, à l'abri d'une forêt profonde, des falaises du bajocien et de quelques abris sous roche. Elle est indiquée par une pancarte en bois qui nous signale également la présence d'un marais où il est déconseillé de s'aventurer. L'eau claire, qui s'échappe d'un petit trou noir, serpente entre des pierres recouvertes de mousse puis recouvre une partie du sentier, obligeant à marcher sur ses rebords pour garder les pieds secs.
Gorges de Sénance - © Jean-Francois Feutriez
GéologieGorges de Sénance
Cette combe escarpée est bordée de falaises raides et se termine par une série de gorges étroites. Le rebord de plateau et les pentes présentent des forêts de type montagnard, voisines de celles du Jura, variées en fonction de l’orientation : érablière (sur gros blocs ébouleux), hêtraie à dentaire, hêtraie xérophile, chênaie, charmaie de plateau, etc… Un réseau de sources, de ruisseaux et de marais occupe le fond du vallon tandis que des prairies s’observent en aval.
Croix romaine à Perrogney - © Jean-Francois Feutriez
Petit patrimoineCroix romaine
Cette croix du XIVème siècle est surmontée d’un cœur ouvert et servait à l’origine à guider les voyageurs et les pèlerins à travers leur périple. Elle avait aussi pour vocation de symboliser l’acte de foi de la communauté à une époque où la religion jouait un rôle prépondérant dans la société.
Le Haut du Sec - © Gérard Corret
Point de vueLe Haut du Sec
Le point culminant de la Haute-Marne se situe exactement à 523 m, au lieu-dit du "Haut de Baissey", dans le bois du même nom. A environ un kilomètre au nord se situe le Haut du Sec qui lui culmine à 516 mètres et qui, dépourvu de haute végétation aux abords de la petite route, permet d'avoir un point de vue sur le plateau de Langres et la cité lingonne. Le relais hertzien qui y est implanté peut relier plus de 36 000 voies téléphoniques entre Paris et Lyon.
FlorePelouses sub-montagnardes de Perrogney-les-fontaines
Pelouses relictuelles de type sub-montagnard sur butte de la Montagne chatillonnaise. La butte du Haut-du-Sec sur la commune de Perrogney-les-Fontaines fait partie d’un ensemble de 5 secteurs distincts de pelouses sub-montagnardes du plateau de Langres qui constituent un ensemble exceptionnel pour
les plaines françaises. Végétation riche en espèces montagnardes, comme la Carline acaule, le Thésion des Alpes ou la Violette des rocailles. Nombreuses autres espèces liées aux pelouses, rares et menacées sont également présentes : Hélianthème blanchâtre, Hélianthème des Apennins, Aster amelle, Silène glaréeux, Laîche humble… Faune comprenant de nombreux insectes peu communs voire rarissimes accomplissent leur cycle de vie sur ces pelouses : Oedipode stridulante, criquet montagnard, Ascalaphe soufré ainsi que de nombreuses espèces de papillons. Également une belle diversité de reptiles (Couleuvre verte et jaune, Lézard des souches…).
GRP de la Belle étoileAndré Theuriet, Poète des bois
André Theuriet est arrivé à Auberive comme receveur des Domaines. Il devient écrivain et écrit sur la nature qui l'entour.

Cerf Sika - © Jean-Francois Feutriez
FauneEnclos à gibier
Cette aire de découverte de la forêt et de ses habitants est agrémentée d'un abri forestier pour pique-nique, d'une aire de jeux pour enfants ou encore d'une aire de jeux de boules. L'enclos à gibier, quant à lui, présente des cerfs Sika, des sangliers et des daims, dont l'observation est complétée par des panneaux de présentation du milieu forestier (écosystème, flore…).
Marais d'Acquenove - © DREAL Grand Est Marais, source, cascade, étangMarais et pelouses d'Acquenove
Le site d'Acquenove est une Zone Naturelle d'Intérêt Ecologique Faunistique et Floristique (ZNIEFF). Ce site naturel est scindé en trois parties :
- la pelouse à l'ouest de la ferme d'Acquenove, avec une flore riche et diversifiée ;
- le marais tufeux d'Acquenove, qui est un marais tufeux typique relativement bien conservé à la flore caractéristique ;
- le Grand Pâquis d'Allofroy qui est également un marais peu tufeux à la végétation riche et développée.
Le site forme un ensemble paysager en bon état, où s'épanouissent des espèces rares et protégées comme des orchidées ou des libellules.
GRP de la Belle étoileLouise Michel, Communarde
Louise Michel est connue pour avoir pris les armes en 1871 pour défendre la Commune face à l'armée versaillaise. Elle est condamnée au bagne à perpétuité en Nouvelle-Calédonie et attend son départ à l'Abbaye d'Auberive reconvertie en prison à cette époque.

Abbaye d'Auberive - © Jean-Francois Feutriez
ArchitectureAbbaye d'Auberive
Ancienne et riche abbaye cistercienne, fondée en 1135 par Saint Bernard et l'évêque de Langres, avec l'appui des seigneurs environnants. Le monastère, particulièrement prospère au XIIlème siècle, subit les ravages de la guerre de Cent Ans, des guerres de Religion au XVIème siècle, puis de la guerre de Trente Ans (XVIIème siècle) du fait de sa localisation à la frontière champenoise et bourguignonne. Les bâtiments en ruine furent reconstruits en partie au XVIIème siècle, pour être achevés au XVIIIème siècle.
L'abbaye a fait l’objet d’un classement progressif au titre des Monuments Historiques depuis 1956. Elle est aujourd'hui la propriété privée de la famille Volot, qui en assure la réhabilitation culturelle avec un centre d'art contemporain et une saison musicale et festive durant l'été.
Promenade de l'Entre-deux-Eaux - © Gérard Féron
HistoirePromenade de l'Entre-Deux-Eaux
Cette agréable promenade, à l'ombre des tilleuls pluriséculaires, court entre la rivière de l'Aube et son canal déférent. A l’origine, il servait de bief pour le moulin situé dans l'enceinte de l'abbaye, d'où son nom de "Promenade d'Entre-deux-eaux". Le début de la promenade servait à l'origine d'entrée monumentale à l'abbaye. Les tilleuls visibles aujourd'hui sont remarquables et impressionnants par la taille de leur tronc. Les plus anciens ont été plantés dès 1735 et ont donc plus de 280 ans !
Nivéole de printemps - © Matthieu Delcamp ; PNFor
FloreNivéole de printemps
Cette petite fleur blanche en cloche, appelée aussi Grelot blanc, s’apparente au perce-neige. Elle fleurit à la fin de l’hiver dans les sous-bois et les vallons ombragés qui se couvrent alors d’un tapis blanc. Cette plante est pérenne, elle survit plusieurs années consécutives sous la forme de bulbe souterrain pendant l’hiver.
GRP de la Belle étoileJean-Claude Rameau, Phytosociologue
Né en 1943 à Chaumont, Haute Marne, Jean-Claude Rameau est passionné par le fonctionnement des végétaux et des relations qu'ils entretiennent entre eux, avec le sol, le climat, et par leur évolutions au fil du temps. Il participe à la rédaction de l'ouvrage la Flore forestière et dans les année 70' à la réalisation d'un inventaire des milieux naturels de Haute-Marne. Décédé en 2005 à Breil-sur-Roya en Alpes-Maritimes.

Val Clavin - © Margaux Lion ; PNFor
FloreVal Clavin
Cette vaste combe ouverte vers le nord bénéficie d’un microclimat particulièrement froid, créant des conditions favorables au développement d’une végétation d’affinité montagnarde rarement observée à cette altitude. Les contrastes d’exposition des versants ont façonné de types forestiers :
Localisées aux secteurs les plus froids se développent la hêtraie froide à dentaire et l'érablière à scolopendre. Sur une vaste proportion des versants bien exposés prospère la hêtraie sèche montagnarde à Carex alba, avec de nombreuses espèces rares et protégées. Les forêts hygrophiles bordent le ruisseau et le marais.
Le site constitue aujourd’hui un refuge précieux pour de nombreuses espèces rares et protégées.
Marais, source, cascade, étangVallon de la Lochère
Site privé situé en Cœur de Parc national, identifié comme à haute valeur patrimoniale qui comporte des milieux remarquables et des espèces emblématiques du Parc national (Gentiane jaune, marais et zone humide, saulaie, Cigogne noire, etc.). Cette zone humide a pour particularité d’abriter sur sa frange une des dernières populations connues de Sabot de Vénus (Cypripedium calceolus) du sud haut-marnais.
Le site est aménagé d'un sentier d'interprétation et platelage de découverte du marais. Le parcourt de découverte valorise les différents milieux du marais tels que la saulaie, l'aulnaie ou encore la pairie), le patrimoine bâti a travers ses vertus écologiques et historique et le Château de Vivey.

Lavoir de Lamargelle-aux-Bois - © Jean-Francois Feutriez
Petit patrimoineLavoir de Lamargelle-aux-Bois
Lavoir rustique présentant trois bassins de lavage taillés dans la pierre et servant aujourd'hui à l'installation de fleurs. Construit en 1830, ce lavoir surprend par ses vastes proportions et par la richesse des motifs aquatiques qui ornent la fontaine. Fabriquée en fonte, elle est décorée d'une goulotte en forme de tête serpent qui témoigne d'une tendance décorative commune à beaucoup de villages aux alentours, tout en étant différentes les unes des autres
Triton alpestre - © Frédéric Pinto
FauneTriton alpestre
Les tritons appartiennent à la famille des amphibiens tout comme les grenouilles et les salamandres. Cette espèce est remarquable de par son ventre orange vif et les nombreuses taches noires qui ponctuent ses flancs. On peut l’observer dans les points d’eau stagnants où il se reproduit. Il n’a pas peur d’en sortir et de s’aventurer dans les sous-bois, où il reste caché sous des pierres et des tas de bois. En France, il est menacé par la pollution et la suppression des points d’eau.
Marais, source, cascade, étangLes yeux de la Roche qui pleure
Deux cavités naturelles, semblables à des yeux, laissent s’écouler l’eau lors de fortes pluies ou de la fonte des neiges, dessinant sur la roche des traces évoquant des larmes. Ce phénomène, aujourd’hui devenu rare, dépend fortement des conditions climatiques.
Ce lieu est également associé à une légende locale. Nova, châtelaine de Grancey, attendait le retour de son époux parti en croisade. Après plusieurs années d’attente, elle aurait quitté le château pour une promenade et serait tombée du haut de la falaise. À son retour, le seigneur, accablé de chagrin, aurait veillé toute la nuit auprès de son épouse. Selon la tradition, la roche elle-même, émue par ce drame, se serait mise à pleurer

GRP de la Belle étoileMauricette, Garde barrière
Mauricette est garde barrière. Elle partage un moment de son quotidien à travers un récit sur son devoir de fermer la barrière lorsque le train annonce son passage à 3 km. Elle veille à la sécurité des automobilistes.

Carte postale ancienne du Moulin, Saint-Broing-les-Moines - © CPA France 21
Petit patrimoineAncien moulin
Au fond de la vallée se dresse l'ancien moulin de Saint-Broing-les-Moines. Ce moulin a été édifié au XIIIème siècle par le prieuré de Molesme. Restauré et modernisé au fil des siècles, il comportait trois roues et une turbine. Il en reste aujourd'hui les mécanismes avec des engrenages en bois, les roues abîmées et les meules inutilisées. Si le moulin ne fonctionne plus aujourd'hui, vous pouvez néanmoins vous rendre à la Ferme des 100 blés à Saint-Broing-les-Moines, où le moulin se visite et le pain se déguste !
Cochlostome bourguignon - © Jean Beguinot
FauneCochlostome bourguignon
Ce petit escargot est une espèce endémique que l’on trouve seulement dans la partie nord de la Bourgogne et ce depuis près de 100 000 ans ! Contrairement à son lointain cousin de Bourgogne, il affectionne les climats chauds et les milieux ouverts, parfois sur des rochers. Pas facile de le repérer avec ses 1 cm de longueur... Comme tous les escargots, pour se nourrir, il frotte des débris de végétaux avec sa langue dentée râpeuse.
Eglise Saint-Bénigne - © Parc national de forêts
ArchitectureEglise Saint-Bénigne
L'Eglise fut reconstruite au XIXème siècle en conservant un clocher du XVIIIème. On y pénètre par un beau portail sur le côté duquel se dresse un houx imposant. Sur la gauche de cet arbre, une pierre d'angle de l'église porte les noms du maire, du conseil municipal et du curé qui la posèrent en juin 1834.
Mairie-école de Saint-Broing-les-Moines - © André Beuchot
ArchitectureMairie-école
Voisine de l'Eglise, la mairie-école date du XIXème siècle. Elle comporte une tour octogonale accolée reste le dernier vestige d'un prieuré du XVème siècle de Bénédictins de l'abbaye de Molesmes, qui donna le surnom de "Moines" au village.
Chicorée sauvage - © Kulbabka Photo
FloreChicorée sauvage
On trouve cette plante de la famille des Astéracées le long des chemins et dans les prés secs. De couleur bleue-mauve lors de la floraison, elle est méprisée des agriculteurs qui ne peuvent rien en tirer. D’apparence ligneuse et rabougrie, elle est pourtant de la même famille que les salades et les endives que nous cultivons. Ses feuilles et ses racines sont d’ailleurs comestibles et peuvent être consommées en salades ou mélangées au café une fois torréfiées.
La pierre qui corne - © Christal de Saint-Marc
HistoireLa pierre qui corne
D'après certains écrits, cette fameuse pierre était située au milieu des étangs de Rochefort. On disait que si l'on parlait dans le trou supérieur, le son sortait par celui du bas. Elle restituait, paraît-il un son si éclatant qu'on l'entendait dans toute la vallée du Brevon, où il se répercutait d'écho en écho.
Forge de Rochefort-sur-Brévon - © Christal de Saint-Marc
HistoireForge de Rochefort
Aux XVIIème et XVIIIème siècles, on y transformait la fonte provenant du haut fourneau de Maisey-le-Duc en fer, en combinant chaleur, apport d'oxygène et martelage. Dans les années 1840, l'activité sidérurgique cessa, à cause de la concurrence des usines à l'Anglaise qui avaient un meilleur rendement. Cependant les constructions ont gardé leur aspect, sans subir de grandes transformations techniques au début du XIXème.
Château de Rochefort-sur-Brévon - © Antoni Martin ; PNFor
ArchitectureChâteau de Rochefort-sur-Brévon
Sur son éperon rocheux, le château XIXème du maître des forges surveille la vallée. Selon l’histoire, il serait constitué de la maison seigneuriale du Val des Choues transportée ici pierre par pierre. Il repose sur les bases d'une ancienne forteresse du XIIIème détruite par un incendie en 1730, dont on remarque une archère-canonnière, les traces du fossé et un colombier rond. Au nord, les annexes surmontées par une fine tour faisant pigeonnier méritent un coup d'œil. Le site ne se visite pas.
GRP de la Belle étoileRobert Hainard, Artiste, naturaliste et écrivain
Robert Hainard dessine et observe depuis l'âge de 12 ans. Il étudie notamment les animaux et les changements climatiques qui les affectent. Il œuvre pour la protection des forêts. Il est également sculpteur.

GRP de la Belle étoileVictorine de Chastenay, femme de sciences et de lettres
Victorine de Chastenay invite à l'observation des plantes qu'elle a étudie et décrit dans ses lettres. Elle a publié le Calendrier de la Flore, ou étude de fleurs d'après nature, un ouvrage de 3 tomes avec près de 600 présentations ! Elle ne s'intéresse pas uniquement à la botanique, et développe également un goût prononcé pour l'étude des langues, de la philosophie, l'histoire, la musique, les sciences, la politique, l'astronomie.

Eglise Saint-Nicolas - © Christophe Finot
ArchitectureEglise Saint-Nicolas
Cette église construite au XIIème siècle, est située dans le quartier du Bourg. Sur son côté droit, on y trouve une petite chapelle qui a été bâtie au XVème siècle. Elle sert actuellement de sacristie. Le toit d'origine, qui était en laves, a été remplacé par de l'ardoise à la fin du XIXème. Au début du XXème siècle, la tourelle qui permet l'accès au comble, a été rehaussée et on y a installé une horloge. L'église est aussi remarquable par ses verrières classées datant du XVIème.
Auditoire royal - © Parc National de Forêts
ArchitectureAuditoire royal
Construit à la fin du 17ème siècle il fut tour à tour Hôtel-de-Ville du quartier du Bourg, prison, présidial et tribunal avant de devenir la bibliothèque de la ville depuis 1945. Cette dernière comportait alors 30 000 volumes provenant des abbayes et couvents du Châtillonnais. La cour intérieure qui conserve une tour ayant servi de prison entre 1805 et 1926.
Vendu en 2022, l'édifice devient alors un hébergement touristique (gîte et chambres d'hôtes).
Description
Etape 1. Châtillon-sur-Seine – Montigny-sur-Aube (24.4km)
Cette première étape plonge immédiatement le marcheur dans les paysages et l’histoire du Châtillonnais. Au départ de Châtillon-sur-Seine, la vallée de la Seine dévoile un riche patrimoine entre églises anciennes, lavoirs, maisons de caractère et la célèbre résurgence de la Douix, intimement liée à l’histoire de la ville.
Les premiers kilomètres traversent des paysages marqués par l’ancienne activité ferroviaire et industrielle avant de laisser place aux vallées de l’Ource, aux forêts profondes, aux collines cultivées et aux vastes prairies du nord de la Bourgogne. Vous traverserez également de nombreux secteurs agricoles, caractéristiques du territoire, alternant grande cultures, prairies et paysages ouverts qui contrastent avec les passages forestiers.
Le chemin rejoint plusieurs villages authentiques, comme Prusly-sur-Ource, Brion-sur-Ource ou Courban, où églises, lavoirs et vestiges de l’ancienne commanderie des Templiers rappellent la richesse du patrimoine rural local.
Entre Thoires et Bissey-la-Côte, la rencontre avec Elizabeth apporte une dimension humaine à cette traversée. Cette vigneronne évoque avec passion la renaissance du vignoble châtillonnais après la crise du phylloxéra et le renouveau du Crémant de Bourgogne, aujourd’hui emblématique du territoire.
L’étape s’achève à Montigny-sur-Aube, dominée par son élégant château du XVIe siècle, entouré de jardins, de vergers et de potagers conservatoires. Une arrivée paisible qui conclut cette première journée entre nature, patrimoine et mémoire viticole.
Etape 2. Montigny-sur-Aube – Châteauvillain (20.7km)
Au départ de Montigny-sur-Aube, cette étape vous conduit des paysages ouverts du Châtillonnais vers les portes du Barrois et la cité médiévale de Châteauvillain. Entre pelouses calcaires, prairies, forêts et villages de caractère, l’itinéraire révèle un territoire profondément marqué par l’histoire industrielle, religieuse et rurale.
Le chemin traverse d’abord Veuxhaulles-sur-Aube, ancien village sidérurgique entouré de pelouses calcaires classées Natura 2000. Ces milieux remarquables offrent de beaux panoramas sur les vallées environnantes et témoignent de la richesse naturelle du territoire. Vous pourrez également y faire la rencontre d’Étienne-Jean Bouchu, figure liée à l’âge d’or de la sidérurgie locale.
La randonnée se poursuit vers Latrecey puis Créancey, entre collines, pinèdes, pelouses sèches et vestiges d’un passé viticole et gallo-romain. Églises, chapelles, fontaines et anciens bâtiments rappellent l’importance historique de ces villages façonnés par le travail du fer, de la vigne et de la pierre.
Tout au long du parcours, les paysages alternent entre plaines ouvertes, coteaux calcaires et massifs forestiers, offrant une grande diversité d’ambiances et de panoramas.
L’arrivée à Châteauvillain marque l’entrée dans une véritable Cité de Caractère. Traversée par des canaux et riche d’un patrimoine remarquable, la ville séduit par son église Notre-Dame-de-l’Assomption, son parc aux daims et la proximité de la « Belle Balade », un parcours d’art contemporain installé au cœur des espaces boisés qui entourent la cité
Cette étape évoque également la figure de Bernard de Clairvaux, grand réformateur spirituel du XIIe siècle et fondateur de l’abbaye de Clairvaux, dont l’influence a profondément marqué le territoire.
Etape 3. Châteauvillain – Arc-en-Barrois (14.7km)
Cette étape relie Châteauvillain à Arc-en-Barrois en traversant des paysages profondément marqués par l’histoire forestière du territoire. Dès la sortie de Châteauvillain, le sentier longe la Réserve intégrale, espace naturel soumis à une règlementation particulière qui rappelle la fragilité et la richesse écologique de ces massifs.
A Cour l’Evêque, vous pourrez découvrir un patrimoine rural discret mais remarquable comme l’église Saint-Martin de style gothique du XIIIe siècle, le lavoir et l’église Saint-Sulpice témoignent de l’ancrage historique de ces villages forestiers. Plus loin, les traces d’une ancienne voie romaine ainsi que la proximité de l’abbaye de Mormant rappellent que cette région est depuis longtemps un territoire de passage et d’exploitation.
L’arrivée à Arc-en-Barrois révèle une petite cité au patrimoine riche, entre château, maisons Renaissance et présence du siège du Parc national de forêts, dont la commune constitue l’une des portes d’entrée emblématique.
Cette étape est aussi marquée par des rencontres qui donnent vie au paysage. A Cour-l’Evêque, Emilie, forestière née en 1193, partage son regard sur la gestion sylvicole contemporaine et explique le martelage des arbres, ces marques de peinture qui désignent les prélèvements à venir.
Près d’Arc-en-Barrois, à Bugnières, Marie fait revivre la mémoire des charbonniers du XIXe siècle. Elle raconte le travail éprouvant de ces familles qui vivaient au cœur des bois, dans le seul but de surveiller jour et nuit les meules de charbon, dans une proximité constante avec le feu et la forêt.
Etape 4. Arc-en-Barrois – Faverolles (26.2km)
Entre forêts profondes, villages de caractère et vestiges antiques, cette étape invite à un véritable voyage dans le temps, au cœur des terres des Lingons. Depuis Arc-en-Barrois, le chemin traverse de vastes paysages forestiers avant de rejoindre Mormant, ancien site hospitalier marqué par la présence d’une ancienne maison-Dieu, d’une croix ancienne, d’un lavoir et de la remarquable abbaye de Mormant. Malgré la proximité ponctuelle de l’autoroute, la nature reste omniprésente et vous accompagne dans une ambiance paisible.
L’itinéraire poursuit ensuite vers Leffonds, charmant village-rue traversé par la Suize. L’église Saint-Denis, le calvaire et le mausolée ponctuent la découverte d’un patrimoine rural, authentique, entre murets de pierre, combes boisées et pinèdes. L’eau et la pierre façonnent ici des paysages doux et secrets, typiques du sud haut-marnais.
L’arrivée à Faverolles ouvre une nouvelle page de l’histoire locale, entre archéologie gallo-romaine et mémoire des ordre religieux. Le musée-atelier archéologique permet de découvrir les richesses du site antique voisin ainsi que l’héritage des Templiers et des Hospitaliers, profondément ancré dans ce territoire.
A Faverolles, vous pourrez faire la rencontre de Juia Potita, figure lingonne du Ier siècle. Son nom reste associé au spectaculaire mausolée gallo-romain de 20m de haut, témoignage exceptionnel du lien puissant qui unissait le peuple des Lingons au monde romain. Cette présence monumentale rappelle toute l’importance historique et culturelle de cette terre aux confins de la Gaule romaine.
Etape 5. Faverolles – Noidant-le-Rocheux (23.1km)
Cette étape marque une transition entre les paysages ouverts du plateau langrois et les vallées plus secrètes façonnées par l’eau et les forêts de ravin. Entre combes boisées, pâturages, villages de pierre et ouvrages hydrauliques, le parcours accompagne le marcheur au fil de la Mouche et des reliefs qui annoncent les portes de Langres.
Depuis Faverolles, le chemin traverse Beauchemin puis Saint-Martin-lès-Langres, alternant chemins de terre, plaines agricoles et vues dégagées sur le plateau et la cité fortifiée de Langres. Églises, croix, lavoirs, fontaines couvertes et anciennes éoliennes de pompage rappellent l’importance de l’eau dans la vie quotidienne de ces villages ruraux.
L’itinéraire rejoint ensuite Saint-Ciergues, marqué par la présence des barrages de la Mouche et de nombreux ouvrages hydrauliques : digues, canaux,
moulins et retenues d’eau composent ici un paysage singulier où patrimoine technique et nature se mêlent étroitement. Les coteaux boisés et le fort de la Bonnelle témoignent également de l’importance stratégique de ce territoire aux abords de Langres.
Après Perrancey et les berges de la Mouche, bordées de falaises et de combes calcaires, le chemin gagne Vieux-Moulins puis Noidant-le-Rocheux. Les paysages deviennent plus sauvages, entre vallées encaissées, forêts humides, roches et ruissellements. Cette dernière partie de l’étape offre une immersion dans des milieux naturels remarquables, ponctués de fontaines, de moulins anciens et de petits patrimoines ruraux.
Le vallon et les grottes de Senance, à proximité de Noidant-le-Rocheux, constituent l’un des sites naturels remarquables du parcours. Entre cascades, cavités rocheuses et forêt de ravin classée, ce lieu chargé de mystère évoque l’ancienne présence d’ermites et offre un final spectaculaire à cette traversée.
Cette étape marque également la fin du suivi du tracé de la Via Francigena avant sa connexion avec le GR7, au cœur d’un territoire où l’eau, la pierre et la forêt façonnent des paysages d’une grande diversité.
Etape 6. Noidant-le-Rocheux – Auberive (24.9km)
Cette étape s’enfonce au cœur des grandes forêts du plateau de Langres, entre vallons humides, sources naissantes et paysages forestiers d’une grande richesse écologique. Le parcours suit les reliefs boisés où prennent naissance plusieurs cours d’eau majeurs, notamment la Mouche et l’Aube, dans une atmosphère paisible propice à l’immersion en pleine nature.
Depuis Noidant-le-Rocheux, le chemin traverse une succession de combes, de lisières et de pelouses sub-montagnardes caractéristiques du plateau. À Perrogney-les-Fontaines, les lavoirs et les paysages ouverts rappellent l’importance de l’eau dans la vie rurale traditionnelle. Le village évoque également la figure d’André Theuriet, écrivain et poète du XIXe siècle surnommé le « poète des bois », dont les récits célèbrent avec sensibilité les forêts et les paysages de l’Est de la France.
L’itinéraire se poursuit ensuite à travers de vastes massifs forestiers ponctués de clairières, de chemins humides et de points de vue ouverts sur le plateau. Le relais hertzien, visible au loin, contraste avec ces paysages dominés par la nature et les milieux préservés.
L’arrivée à Auberive marque l’un des temps forts du parcours. Ancienne abbaye cistercienne fondée au XIIe siècle, le site a connu plusieurs vies, devenant notamment prison au XIXe siècle. C’est ici que Louise Michel, figure majeure de la
Commune de Paris, fut détenue avant son départ pour le bagne de Nouvelle-Calédonie. Institutrice, militante et révolutionnaire, elle demeure l’une des grandes figures de l’histoire sociale française.
Auberive est également associé à Jean-Claude Rameau, phytosociologue passionné par les écosystèmes forestiers et les relations entre les plantes, les sols et le climat. Son travail a profondément contribué à la connaissance des milieux naturels et forestiers de Haute-Marne.
Autour du village, plusieurs sites naturels remarquables méritent la découverte : la tufière d’Amorey, la promenade d’Entre-deux-Eaux ou encore le Val Clavin et sa porte de cœur offrent une immersion dans des paysages frais et sauvages où l’eau, la roche et la forêt composent un patrimoine naturel exceptionnel.
Etape 7. Auberive – Grancey-le-Château (18.9km)
Cette étape traverse quelques-uns des espaces naturels les plus préservés du plateau de Langres, entre marais, combes forestières et vallées secrètes façonnées par l’eau. Le chemin suit les reliefs boisés et les sources de l’Aube et de la Tille, dans une ambiance sauvage où alternent forêts profondes, villages de pierre et milieux naturels protégés.
Depuis Auberive, l’itinéraire rejoint le Val Clavin puis les bois des Roncés, classés en Réserve Biologique Intégrale (RBI). Ces forêts anciennes, laissées en libre évolution, offrent une immersion rare dans des milieux forestiers remarquablement préservés. Le vallon de la Lochère prolonge cette traversée au cœur des combes humides et des forêts de ravin caractéristiques du territoire.
À Chalmessin, les paysages remarquables de la Réserve naturelle nationale de Villemoron offrent un aperçu de la richesse écologique du territoire. Marais, pelouses calcaires et boisements abritent une biodiversité exceptionnelle que des sentiers de découverte permettent d’appréhender. Un détour depuis l’itinéraire principal sera prochainement aménagé afin de faciliter l’accès des randonneurs à ce site remarquable. Au cœur de la réserve, la Maison Sainte-Ruffine illustre les actions menées en faveur de la préservation de la faune. Elle a été conçue comme un refuge pour la biodiversité, elle favorise notamment l’installation des chauves-souris, des amphibiens, des reptiles et de nombreux petits mammifères.
Le parcours se poursuit vers Lamargelle, entre fermes isolées, moulins anciens et reliefs calcaires. L’arboretum des Charmettes témoigne de la richesse botanique du secteur, tandis que les failles rocheuses et les combes rappellent le travail patient de l’eau dans ces paysages du plateau.
L’arrivée à Grancey-le-Château offre un contraste saisissant avec la traversée forestière. Dominé par son château et son église, ce village médiéval
conserve un patrimoine remarquable au cœur d’un paysage alternant champs cultivés et massifs boisés. À proximité, le site des « Yeux de la roche qui pleure » constitue l’une des curiosités naturelles emblématiques du territoire.
Cette étape prolonge l’exploration des grands espaces naturels protégés du sud du plateau de Langres, où forêts, marais et vallées composent des paysages d’une grande richesse écologique.
Etape 8. Grancey-le-Château – Salives (20.8km)
Cette étape traverse les paysages ouverts du plateau bourguignon, entre vallées discrètes, plateaux agricoles et villages médiévaux. Le parcours suit les cours de la Tille et de la Digeanne, alternant chemins forestiers, plaines cultivées et petits bourgs de caractère où l’eau, la pierre et les savoir-faire locaux occupent une place essentielle.
Depuis Grancey-le-Château, le chemin rejoint Courlon, marqué par l’histoire ferroviaire et industrielle du territoire. L’ancienne cheminée et le four à vapeur rappellent cette activité passée. Le village évoque également la figure de Mauricette, ancienne garde-barrière, qui veillait autrefois à la sécurité du passage des trains en fermant les barrières à l’annonce de leur arrivée.
L’itinéraire se poursuit vers Avot, au cœur des combes et des paysages calcaires du Val Suzon. Fontaines, fermes isolées et petits vallons composent ici une atmosphère paisible, dominée par les grands espaces agricoles et forestiers. Le château de Barjon et la fontaine de Champignolles ponctuent cette traversée d’un riche patrimoine rural.
Après Le Meix, village marqué par son église, son château et les paysages de la Tille, le chemin gagne progressivement Salives. Dominé par son donjon et ses remparts, ce bourg médiéval conserve un patrimoine remarquable entre fontaines, marais et anciennes maisons de pierre. Les paysages alternent alors entre zones humides, plaines ouvertes et coteaux boisés.
À Salives, la rencontre avec Bruno permet de découvrir le savoir-faire des laviers, artisans spécialisés dans le travail de la pierre calcaire utilisée pour les toitures traditionnelles. À travers son métier, il raconte l’extraction des pierres en couches naturelles et l’utilisation de ce matériau emblématique pour protéger les habitations des intempéries.
Cette étape marque également la fin du GR7 et poursuit la découverte d’un territoire où villages anciens, patrimoine rural et espaces naturels composent des paysages authentiques et profondément liés à l’histoire humaine.
Etape 9. Salives - Saint-Broing-les-Moines (17.8km)
Cette étape traverse les paysages ouverts du nord de la Bourgogne, entre plateaux agricoles, combes profondes et villages de pierre marqués par une forte identité rurale. Le parcours alterne chemins forestiers, vallons calcaires et petits bourgs médiévaux où l’eau et la roche façonnent depuis longtemps les paysages et les modes de vie.
Depuis Salives, le chemin rejoint Minot à travers plaines cultivées et sentiers bordés de murets et de bosquets. Fontaines, moulins, ponts anciens et petits réservoirs ponctuent cette traversée paisible. Les sentiers de Minot permettent de découvrir un patrimoine naturel remarquable, au cœur d’un territoire qui a longtemps inspiré les chercheurs en sciences humaines.
Le village est notamment associé à Yvonne Verdier, ethnologue reconnue pour ses travaux sur la société rurale traditionnelle et la place des femmes dans les campagnes bourguignonnes. A travers ses recherches menées à Minot, elle a raconté les gestes du quotidien, les transmissions et les transformations d’un monde rural en pleine évolution.
L’itinéraire se poursuit ensuite vers Aignay-le-Duc et la combe du Brévon, paysage spectaculaire où les reliefs calcaires, les boisements et les falaises créent une ambiance plus sauvage. Les combes profondes et les roches affleurantes offrent de beaux panoramas sur les vallées environnantes.
L’arrivée à Saint-Broing-les-Moines plonge le marcheur dans un décor marqué par l’histoire monastique et les paysages de falaises calcaires. Lavoirs-abreuvoirs, ancienne abbaye, tour et patrimoine bâti témoignent de l’ancienneté de l’occupation humaine dans ce village installé entre combes et plateaux.
Les falaises et les vallons qui entourent Saint-Broing-les-Moines constituent l’un des principaux patrimoines naturels de cette étape. Entre roches, forêts et prairies sèches, ces paysages offrent une grande diversité d’ambiances et prolongent la découverte des reliefs caractéristiques du nord bourguignon.
Etape 10. Saint-Broing-les-Moines - Saint-Germain-le-Rocheux (24.4km)
Cette étape traverse un territoire profondément marqué par la forêt, l’eau et les traces anciennes de l’occupation humaine. Entre vallées discrètes, marais, forges et vestiges archéologiques, le parcours offre une immersion dans des paysages sauvages où nature et histoire se mêlent étroitement.
Depuis Saint-Broing-les-Moines, le chemin s’enfonce dans les massifs boisés et les combes du nord bourguignon. Les forêts domaniales, ponctuées de clairières et de chemins forestiers, accompagnent le marcheur tout au long de cette traversées dominée par les reliefs calcaires et les vallées du Brévon.
Après Valfermet, l’itinéraire rejoint Rochefort-sur-Brévon et le marais du Moulin, espace naturel remarquable où zones humides, roselières et prairies accueillent une riche biodiversité. Ce paysage paisible rappelle l’importance de l’eau dans l’organisation des anciens moulins et des activités rurales.
Le parcours gagne ensuite Saint-Germain-le-Rocheux, village marqué par un patrimoine lié à la pierre et au travail du fer. Château, église et anciennes forges témoignent de cette histoire industrielle et rurale. Le site est également connu pour la mystérieuse « pierre qui corne » et les paysages du Tremblois, où affleurent les reliefs boisés et les roches calcaires.
Cette étape permet aussi de découvrir le site archéologique du Fanum du Tremblois, vestige gallo-romain niché au cœur de la forêt. Ce sanctuaire antique rappelle l’ancienneté de l’occupation humaine dans ces espaces aujourd’hui dominés par les bois et les vallons.
Vous pourrez d’ailleurs croiser la figure de Robert Hainard, artiste, naturaliste et écrivain passionné par l’observation du vivant. Très jeune déjà, il dessinait les animaux et s’intéressait aux transformations des milieux naturels et aux effets des changements climatiques sur la faune et les forêts, auxquelles il consacra une grande partie de son œuvre et de son engagement.
Etape 11. Saint-Germain-le-Rocheux – Châtillon-sur-Seine (28.9km)
Cette étape accompagne le retour vers la vallée de la Seine, entre paysages agricoles, villages anciens et héritages industriels liés au travail du fer et de la pierre. Le parcours suit en partie les reliefs du GR2 et traverse un territoire où histoire, archéologie et nature se répondent au fil des vallées et des combes.
Depuis Saint-Germain-le-Rocheux, le chemin rejoint Nod-sur-Seine à travers forêts, champs et vallons calcaires. Cette traversée évoque la figure de Victorine de Chastenay, femme de sciences et de lettres du XIXème siècle. Passionnée de botanique, de philosophie, d’histoire et d’astronomie, elle incarne l’esprit curieux et érudit qui a marqué le territoire autour du château familial d’Essarois et de Châtillon-sur-Seine.
L’itinéraire poursuit ensuite vers Chamesson, où ponts, calvaires et paysages de vallée rappellent l’importance des voies de circulation anciennes le long de la Seine. Les reliefs s’ouvrent progressivement sur des plaines agricoles ponctuées de fermes et de boisements.
A Ampilly-le-Sec, ancien village de forgerons, les traces de l’activité métallurgique demeurent visibles à travers les anciens fourneaux et le patrimoine bâti. Le territoire conserve également l’empreinte des carrières et des activités artisanales qui ont longtemps façonné l’économie locale.
Le parcours gagne ensuite Sainte-Colombe-sur-Seine, marqué par la figure de Pierre Joigneaux, agronome du XIXème siècle. Installé à la ferme des Quatre-Bornes, il consacra ses travaux à la diffusion des connaissances agricoles et à une meilleure compréhension des sols et des pratiques culturales.
L’arrivée à Châtillon-sur-Seine conclut cette traversée au cœur d’une ville riche d’histoire et de patrimoine. Eglises, ancien auditoire, maisons anciennes et vestiges archéologiques témoignent de l’importance historique de la cité. La célèbre source de la Douix, résurgence spectaculaire au pied des falaises, constitue l’un des sites emblématiques du territoire.
- Départ : Source de la Douix - Châtillon-sur-Seine
- Arrivée : Source de la Douix - Châtillon-sur-Seine
- Communes traversées : Châtillon-sur-Seine, Prusly-sur-Ource, Brion-sur-Ource, Thoires, Bissey-la-Côte, Courban, Montigny-sur-Aube, Veuxhaulles-sur-Aube, Latrecey-Ormoy-sur-Aube, Châteauvillain, Cour-l'Evêque, Coupray, Arc-en-Barrois, Richebourg, Bugnières, Leffonds, Villiers-sur-Suize, Marac, Faverolles, Noidant-le-Rocheux, Courcelles-en-Montagne, Perrogney-les-Fontaines, Aprey, Auberive, Vivey, Vals-des-Tilles, Grancey-le-Château-Neuvelle, Courlon, Avot, Barjon, Le Meix, Salives, Minot, Saint-Broing-les-Moines, Moitron, Montmoyen, Mauvilly, Rochefort-sur-Brévon, Villiers-le-Duc, Saint-Germain-le-Rocheux, Nod-sur-Seine, Chamesson, Ampilly-le-Sec, Buncey et Sainte-Colombe-sur-Seine
Météo
Profil altimétrique
Zones de sensibilité environnementale
Chasse - FD Chamesson - Lot 1 - Chassé le samedi et le dimanche
- Domaines d'activités concernés :
- Chasse
- Périodes de sensibilité :
- janv.févr.marssept.oct.nov.déc.
- Contact :
- Mairie de Chamesson :
+33 03 80 93 24 39
mairie.chamesson@wanadoo.fr
ONF :
Damien NICOLAS, technicien forestier territorial
Tél. 03 80 93 22 19 - 06 45 83 36 15
Mél. damien.nicolas@onf.fr
Chasse - FD Chamesson - Lot 2 - Chassé le samedi
- Domaines d'activités concernés :
- Chasse
- Périodes de sensibilité :
- janv.févr.marssept.oct.nov.déc.
- Contact :
- ONF :
Mairie de Chamesson :
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