Commune de Bugnières
Bugnières

Commune de Bugnières

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Bugnières est une commune rurale Haut-Marnaise de la Communauté de Communes des Trois Forêts, région Grand-Est. Elle est habitée par 153 Bugnéroises et Bugnérois. Son territoire de 18,29 km2, intégralement situé sur le plateau, ne comprend aucune rivière ; l’altitude moyenne est de 366 mètres. Son origine est due aux carrières de pierre, un calcaire de très bonne qualité, et aux travaux forestiers.
Présentation historique et patrimoniale

Moyen Âge : Le village s’est développé dans le voisinage de la carrière que le prieur de Morment possédait au 13e siècle. Jusqu’au 18e siècle le village dépendait de la Généralité de Bourgogne, baillage de Châtillon-sur-Seine.

Époque moderne : Le village a appartenu à la maison de Châteauvillain et dépendait du duché-pairie avant la Révolution.

Population, lieux, personnages : 

Evolution démographique : l’optimum de population semble être atteint en 1851, avec 379 habitants. Il a baissé régulièrement et de façon plus importante après le premier conflit mondial. Il varie très peu depuis 2010 et se stabilise à environ 150 habitants.

Principaux lieux et monuments :
  • La première église trop vétuste et non entretenue est remplacée en 1826 par un édifice de style néoclassique sobre, dédié à N.D. de l’assomption. L’horloge acquise d’occasion semble dater de 1769.
  • Plus d’une dizaine de carrières de calcaire ont été exploitées sur le territoire produisant une pierre de taille de belle qualité, utilisée pour de nombreux bâtiments : gares (lignes Poinson-Beneuvre, Langres-Chatillon), églises, chapelles, forts et casernes. L’une d’elles est exploitée par Léopold Genty (1825-1893), né à Cour l’Evêque, avec ses parents puis son fils. Les bancs se trouvent à un ou deux mètres de profondeur, l’exploitation se faisait à ciel ouvert.
  • Château de Malvoisin-Beauvoisin (commune de Marac) : En 1750, terres et bois de la seigneurie de Marac sont acquises par le marquis de Capisucchi-Bologne. Le pavillon de chasse est transformé en château de style gothique. Il est détruit par les Prussiens en 1820, les tours du 11ème seront rasées par le régisseur. Le château est reconstruit en style italien par le gendre du marquis. Ce sera le domicile et l’atelier de François Guignet (voir la porcelaine de Giey sur Aujon) puis laissé à l’abandon.
  • Salle souterraine voûtée de Beauvoisin (commune de Marac) : une salle de 24,5m de long sur 13,5m de large comportant trois nefs soutenues par 14 piliers. A l’origine l’accès se faisait par un couloir voûté de 232m de long. Aucune trace de l’utilisation n’a été retrouvée et diverses hypothèses étaient échafaudées. Des morceaux d’étais en chêne ont été retrouvés à la base des piliers et analysés par le CNRS (carbone 14). La période trouvée serait de 1415 à 1630, excluant les romains et les templiers ; reste l’hypothèse des chevaliers de Malte ou d’un abri pendant les guerres de religion. La question reste en suspens.
  • La pelouse sèche de la « Combe Bot » de 26 hectares en bordure de forêt fait partie de la ZNIEFF des clairières en forêt d’Arc en Barrois, pelouses parmi les plus riches de la Haute-Marne. Le Conservatoire des espaces naturels y assure le suivi d’une des dernières populations de Séséli des Steppes (Seseli annuum), ombellifère méridionale et orientale.  
Personnages célèbres : 
  • François Guignet (1771-1857) : Né à Flacey en Côte d’Or, condisciple de Bonaparte à Brienne le Château, il est fournisseur de bois pour la marine impériale. Il achète des bois aux environs de Bugnières ainsi que le château de Beauvoisin. Plus tard il sera maire de la commune. En 1811 il achète les bâtiments d’indiennes de Giey sur Aujon et y installe une fabrique de porcelaine. Des ateliers de peinture et dorure sont installés à Beauvoisin. Il dépose un brevet pour un four appelé « phidoxyle », invente le « vert Guignet ». Il sera sous-préfet de Langres sous la 3ème République. L’un de ses fils sera un chimiste réputé.
  • François Chanez (1800-1888) : peintre sur porcelaine à Beauvoisin. Artiste de valeur par la finesse de ses exécutions et les coloris de ses fleurs. En 1844, à la fermeture de la fabrique, il ouvre un atelier très fréquenté de peinture sur porcelaine et faïence à Langres.

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