Commune d'Auberive

Auberive
Commune d'Auberive
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Histoire et Patrimoine
Des découvertes rapportées par un érudit du 17e siècle laissent penser qu’un lieu de culte païen a existé dans les environs du village, avant d’être remplacé au 5ᵉ siècle par un premier établissement chrétien.
La fondation cistercienne et la prospérité médiévale
Son patrimoine est dominé par l'ancienne abbaye cistercienne Notre-Dame, dite Maison Saint-Jean (classée en 1956 aux Monuments Historiques), fondée en 1135 par le moine Eudes sur des terres données par Saint Bernard de Clairvaux (1090–1153). Affiliée à l'abbaye de Clairvaux, elle prospéra rapidement grâce aux donations foncières. Elle a joué un rôle spirituel et économique prépondérant dans la région, notamment par l'exploitation de granges monastiques et de forges.
Déclin, commende et reconstructions
Les 14e et 15e siècles sont une période de difficultés : ravages liés à la Guerre de Cent Ans (rançonnements, baisse du cheptel), Grande Peste. Le régime de la commende (abbé non résident nommé par le pape) s'installe au 16e siècle et marque le début d'un déclin spirituel et temporel, exacerbé par les guerres de Religion (pillages en 1567 et 1587). Malgré les destructions, les moines reconstruisent à chaque fois leur monastère jusqu’à une ultime campagne à la fin du 18e siècle.
De la Révolution française à la colonie pénitentiaire
Les moines sont expulsés et l'abbaye vendue comme bien national en 1791. L'acquéreur Claude-Gaspard de Vandeul (gendre de Diderot) la transforme en filature de coton, puis en résidence. En 1856, l'État l'acquiert pour en faire une prison (Louise Michel y est détenue en 1872-1873 suite aux événements de la Commune de Paris) puis une colonie pénitentiaire agricole pour jeunes garçons, avant sa fermeture définitive en 1923.
Époque contemporaine
Après avoir été une colonie de vacances pour la société Solvay (1960-2004), l'abbaye est transformée en Centre d'Art Contemporain à partir de 2004.
Eléments de patrimoine
En 2023, Auberive comptait environ 166 habitants (les "Aubrivois" ou "Aubrivoises").
Personnages célèbres
Des découvertes rapportées par un érudit du 17e siècle laissent penser qu’un lieu de culte païen a existé dans les environs du village, avant d’être remplacé au 5ᵉ siècle par un premier établissement chrétien.
La fondation cistercienne et la prospérité médiévale
Son patrimoine est dominé par l'ancienne abbaye cistercienne Notre-Dame, dite Maison Saint-Jean (classée en 1956 aux Monuments Historiques), fondée en 1135 par le moine Eudes sur des terres données par Saint Bernard de Clairvaux (1090–1153). Affiliée à l'abbaye de Clairvaux, elle prospéra rapidement grâce aux donations foncières. Elle a joué un rôle spirituel et économique prépondérant dans la région, notamment par l'exploitation de granges monastiques et de forges.
Déclin, commende et reconstructions
Les 14e et 15e siècles sont une période de difficultés : ravages liés à la Guerre de Cent Ans (rançonnements, baisse du cheptel), Grande Peste. Le régime de la commende (abbé non résident nommé par le pape) s'installe au 16e siècle et marque le début d'un déclin spirituel et temporel, exacerbé par les guerres de Religion (pillages en 1567 et 1587). Malgré les destructions, les moines reconstruisent à chaque fois leur monastère jusqu’à une ultime campagne à la fin du 18e siècle.
De la Révolution française à la colonie pénitentiaire
Les moines sont expulsés et l'abbaye vendue comme bien national en 1791. L'acquéreur Claude-Gaspard de Vandeul (gendre de Diderot) la transforme en filature de coton, puis en résidence. En 1856, l'État l'acquiert pour en faire une prison (Louise Michel y est détenue en 1872-1873 suite aux événements de la Commune de Paris) puis une colonie pénitentiaire agricole pour jeunes garçons, avant sa fermeture définitive en 1923.
Époque contemporaine
Après avoir été une colonie de vacances pour la société Solvay (1960-2004), l'abbaye est transformée en Centre d'Art Contemporain à partir de 2004.
Eléments de patrimoine
- L'abbaye : cœur de l’église abbatiale du 12e siècle, cloître et bâtiments conventuels du 18e, chapelle des détenues du 19e, parc de 6,5 hectares abritant un verger conservatoire. Le Centre d’art conserve notamment des œuvres des courants d’Art singulier, africain et expressionnisme contemporain.
- Le « palais » abbatial situé à proximité de l’abbaye, construit au 16e siècle pour les abbés.
- L'Église Sainte-Anne fondée en 1772 puis reconstruite à partir de 1863.
- L'Aube prend sa source au mont Armet dans la forêt d’Auberive entre Auberive et Aujeurres.
- Des vestiges d’usines métallurgiques : une affinerie (dans le village), la forge de la Cude, l’ancien haut-fourneau de la Thuillière.
- La Porte de cœur du Parc national et l’enclos de vision, avec daims et sangliers ainsi qu’un sentier de découverte. La commune offre des randonnées permettant la découverte d'une nature préservée, un environnement boisé et des écosystèmes forestiers et humides exceptionnels ; le GR de Pays « Sentier de la Belle étoile » la traverse.
En 2023, Auberive comptait environ 166 habitants (les "Aubrivois" ou "Aubrivoises").
Personnages célèbres
- Claude-Gaspard de Vandeul (1746-1813) : gendre de l'encyclopédiste Diderot. Il acheta l'abbaye comme bien national et y installa une filature.
- Louise Michel (1830-1905) : surnommée la « Vierge rouge », figure de la Commune de Paris, elle fut incarcérée à l'abbaye avant sa déportation en Nouvelle-Calédonie.
- André Theuriet (1833-1907) : romancier, poète et académicien français, il fut receveur des impôts à Auberive de 1856 à 1859 et évoque la commune dans plusieurs de ses romans, notamment « Souvenirs de vertes saisons » ou « La Sauvageonne ».
- Famille de Choiseul : propriétaire du château aux 17e-18e siècles.
- Famille Volot, initiatrice du Centre d’art de l’abbaye d’Auberive.
